juin - 2022
Détails de l'événement
Du 15 au 18 juin prochain, se tiendra au Marché des Douves l’exposition de l’Association du Master en Propriété Intellectuelle Réunis (A.M.P.I.R) de l’Université de Bordeaux. Elle réunira
Détails de l'événement
Du 15 au 18 juin prochain, se tiendra au Marché des Douves l’exposition de l’Association du Master en Propriété Intellectuelle Réunis (A.M.P.I.R) de l’Université de Bordeaux. Elle réunira le travail de plusieurs artistes sur le thème de l’Appropriation et sera l’occasion d’aborder la question de l’appropriation culturelle lors d’un débat conférence.

En consacrant son exposition au concept de l’appropriation, l’A.M.P.I.R vous offre un vivifiant bain de couleurs. Peinture, tatouage, chant, débat, photo, face painting et bien d’autres médiums artistiques seront mis à l’honneur ! Plusieurs artistes bordelais.es et des alentours investiront les murs du Marché des Douves, dans le quartier des Capucins, pour y présenter une cinquantaine d’oeuvres.
Approprier… c’est-à-dire faire que « ce qui est la propriété de quelqu’un devienne celle d’un autre. Au figuré, faire sien.» (Petit Littré). Cette notion à l’intersection du droit et de l’art pose naturellement les questions du plagiat, de l’hommage et de la contrefaçon au regard du droit d’auteur. En effet, si nous connaissons les fondements juridiques de la contrefaçon, le plagiat ne constitue pas un délit spécial réprimé par la loi. Les idées étant « de libre parcours », selon l’expression d’Henri Desbois, l’inspiration et l’hommage sont alors permis en droit. Ainsi, parce qu’elles ont pour fondement l’originalité, toute œuvre de l’esprit interroge l’art lui-même, et par conséquent le droit positif, à tel point que la « propriété littéraire et artistique », codifiée récemment, progresse par casuistique, au même rythme que l’art.
Qu’elle soit artistique, culturelle ou idéologique l’appropriation interroge le droit d’auteur : jusqu’où est-on libre de s’inspirer des œuvres de nos prédécesseurs ? Contrairement au dogme romantique selon lequel l’art est inutile puisque « tout ce qui est utile est laid » (Théophile Gautier, préface à Mademoiselle Maupin), nous pensons que l’art n’est pas étranger au progrès de la morale et de la science juridique.
De manière générale, l’appropriation soulève bien des questions éthiques, car elle est aussi culturelle. Par exemple, les choix de l’industrie de la mode ont été à plusieurs reprises contestés pour des emprunts jugés inappropriés, alors même qu’elle faisait la promotion de l’hybridité ou du métissage. Certain.e.s créateur.trice.s sont taxé.e.s de « vampirisme » ou de « cannibalisme » spirituel lorsqu’iels s’accaparent des biens culturels attachés à des traditions anciennes. Tous ces questionnements seront repris par des chercheurs lors d’un débat-conférence avec le public autour des phénomènes d’appropriations.
Déplacé.e.s, impropres, indécent.e.s, mais aussi déclassé.e.s, marginalisé.e.s, sommes-nous politiquement incorrect.e.s lorsque nous imitons nos semblables?
Informations pratiques :
Exposition du 15 au 18 juin 2022.
Au Marché des Douves, 4 Bis Rue des Douves, 33800 Bordeaux
Vernissage avec soirée vinyles participative, ateliers tatouages et maquillage le 15 juin 2022 à 18h.
Débat-conférence le 16 juin 2022.
Entrée gratuite.
Plus d’informations : https://www.instagram.com/a.m.p.i.r/
Horaires
15 (Mercredi) 10:00 - 18 (Samedi) 20:00







